Résultats

Base de données

Afin de récolter des résultats précis sur ce projet, nous avons créé une base de données, disponible et observable sur le site hébergé sur le logiciel Orbisgis (http://mapuce.orbisgis.org/). Elle a été conçue et mise en place par des chercheurs appartenant au Lab-STICC, ainsi qu’au LIENSs et au LRA. La production de données est encore en cours et 69 agglomérations sur la France (soit 1600 communes, parmi les plus urbanisées) ont déjà été renseignées.

Cette base de données comporte des indicateurs par îlots, regroupés en grandes catégories :

•SURFACE (Comme les % de surface de bâtiments, % de surface de plancher, % de surface de végétaux, % de surface en eau, % de surface de routes).

•FORMES (Hauteur moyenne des bâtiments, Volume moyen des bâtiments, Compacité moyenne des bâtiments, Compacité moyenne des blocs).

•AUTRES (Distance moyenne entre bâtiments, Nombre de bâtiments).

•TYPOLOGIES (Type de bâtiment, zone climatique locale, usage).

Ces indicateurs typologiques sont particulièrement novateurs, et ouvrent, en lien avec les paramètres plus classiques, des pistes originales d’analyse de l’évolution des formes urbaines.

Analyse juridique

Pour ce projet, le LIEU a analysé le cadre formel du droit à l’urbanisme, à l’aide de la problématique suivante : Que prévoit actuellement le droit de l’urbanisme en matière d’intégration des questions énergie-climat dans les outils de planification ?

Ces analyses sont synthétisées sous forme de fiches méthodologiques, présentées par outil juridique.

Pour plus d’informations, cliquez sur les liens suivants :
https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01354282/
https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01354282/document

Analyse de cas exemplaires

Une des missions du LISST visait à identifier et à analyser des approches exemplaires de prise en compte des problématiques énergétiques et climatiques dans différentes pratiques de planification et d’aménagement urbains. Ces expériences, menées en France et à l’étranger, avaient pour objectif d’analyser un panel de projets, considérés comme des “bonnes pratiques” pour identifier les leviers, qui ont permis la réalisation de ces projets, et pour capitaliser sur leurs acquis et sur leurs points de fragilité.

Ce retour d’expérience permet de tirer des enseignements sur les points-clés, mais aussi sur les sources de dysfonctionnement, qui pourront venir en appui aux recommandations pour une meilleure intégration des problématiques et des données climat-énergie dans les exercices de planification et d’aménagement de toute collectivité locale.

Analyse des besoins utilisateurs

La Fédération Nationale des agences d’Urbanisme a identifié et caractérisé les pratiques d’urbanistes sur l’intégration actuelle des considérations énergie-climat dans les exercices d’urbanisme : les bonnes pratiques, les freins et les leviers. Cette approche qui s’appuie uniquement sur des villes dotées d’une agence d’urbanisme, a permis de recueillir ces pratiques sur 25 agglomérations. De forts contrastes existent, autant sur les outils que sur la prise de conscience des problématiques micro-climatiques urbaines. A été soulevé le manque de données disponibles pour de telles études dans les agences d’urbanisme et collectivités.

Cas d’études

Sur la deuxième moitié de projet, une étude a débuté sur les trois terrains d’expérimentation, La Rochelle, Toulouse et Aix-Marseille, dans le but d’accompagner les collectivités. A La Rochelle, une analyse des problématiques en lien avec la rénovation énergétique du bâti ancien est menée. A Toulouse et à Aix-Marseille, les chercheurs accompagnent la collectivité dans sa démarche de PLUi, en lien avec les autres services impliqués dans les démarches climat et énergie.

PLUi : Plan Local d’Urbanisme intercommunal.

Modélisation des comportements

La modélisation des comportements consiste à inclure les comportements des habitants et usagers dans la modélisation de la consommation d’énergie dans les bâtiments, au sein du modèle de climat urbain TEB (Town Energy Balance). De plus, la collaboration entre des climatologues et des sociologues va aider à mieux comprendre les différents comportements sur le microclimat.

Pour cela, deux comportements ont été modélisés afin d’être utilisés dans le modèle de microclimat urbain TEB :

•L’intensité d’équipement et d’usage (par m2), estimant l’énergie spécifique relâchée dans le bâtiment (gros électroménager, principalement pour l’usage résidentiel).

•Le coefficient de régulation énergétique, permettant d’estimer si les personnes régulent plus ou moins la température de chauffage et adoptent, ou non, des comportements propices à diminuer la température en été (ex : fermer les volets le jour).

Des simulations avec un modèle atmosphérique à très haute résolution (250m) du microclimat sur Toulouse ont été réalisée, en utilisant les données de la base de données MAPUCE pour décrire le tissu urbain. Ceci a permis d’évaluer l’îlot de chaleur urbain sur plus d’une année, ainsi que les consommations d’énergie dans les bâtiments (cf figure). Plusieurs usages et comportements sont maintenant simulés dans chaque maille du modèle, pour, par exemple, prendre en compte en centre-ville des locaux commerciaux en rez-de-chaussée et des usages résidentiels et tertiaires au-dessus.

Source : http://www.geosci-model-dev-discuss.net/gmd-2017-78/gmd-2017-78.pdf