Moyen Mobiles de Mesure Météorologique

Depuis 2008, des moyens d’observation pour la recherche du GAME sont labélisés « instrumentation nationale » dans le cadre du service « Moyens Mobiles de Mesure Météorologique ». Ces moyens peuvent être sollicités en tant de besoin par n’importe quel laboratoire de recherche travaillant sur l’atmosphère et ses interfaces. La demande doit être adressée à Olivier GARROUSTE qui vérifiera leur disponibilité aux dates souhaitées et s’assurera que le plan de charge des équipes permet d’y répondre. Il évaluera ensuite le coût financier de la mise en œuvre qui reste à la charge du laboratoire demandeur.

Au cas où la charge de travail des équipes techniques du GAME ne permet par la mise à disposition des moyens demandés, une solution de prêt pourra éventuellement être envisagée. Elle fera l’objet d’une convention de prêt et d’une formation préalable à son utilisation.

Liste des moyens inscrits au service  :

1. Une dizaine de stations météorologiques « sol » : Ces stations sont conçues pour pouvoir être déployées sans nécessité d’infrastructure (énergie et génie civil). Les paramètres de base sont mesurés avec les mêmes standards que les stations du réseau d’observation de Météo-France (pression, température, humidité, vent à 10 m, précipitations) et des paramètres courants nécessaires à l’estimation des bilans de surface (flux radiatifs, flux par méthode bulk, mesures d’humidité et de température dans le sol) lorsqu’elles sont utilisées conjointement aux systèmes de mesure de flux par Eddy Correlation du GAME. Ces stations peuvent être facilement reconfigurées pour l’acquisition de capteurs non standards en fonction des besoins scientifiques. L’accès aux stations se fait par GSM, permettant une surveillance en temps réel de la présence et de la qualité des données. Les données sont ensuite qualifiées et alimentent les BDD des campagnes. Une version maritime est utilisée pour l’acquisition de paramètres météorologiques lents sur navire, conjointement aux mesures de turbulences mises en œuvre par la DT INSU, et pour des mesures sur le long terme sur un navire d’opportunité.

2. Trois bancs de radiosondage : Le GAME opère 3 stations de radiosondage Vaisala permettant la mesure du profil thermodynamique de l’atmosphère par ballon libre. En standard, le système est utilisé avec des sondes Vaisala RS92, mais il permet également le suivi de sondes sous ballon plafonnant ou sous ballon captif. Des capteurs spécifiques (O3 par exemple) peuvent aussi être interfacés aux sondes. Les stations de radiosondage sont principalement utilisées pour la caractérisation du profil vertical de l’atmosphère avec possibilité de transmission en temps réel des données pour assimilation par les modèles (transmission par balise IRIDIUM en mer ou 3G à terre). Le GAME a mis au point une technique de double-ballon permettant la récupération des sondes et une capacité de sondage à haute cadence temporelle (jusque 1 sondage par heure) à des coûts raisonnables.

3. Profileur de vent UHF : Le CNRS-GAME dispose depuis les années 2000 d’un profileur de vent UHF de la société Degréane Horizon. Cet instrument de télédétection permet de réaliser des profils de vent automatiques entre 250 et 8 000 mètres avec une résolution temporelle de quelques minutes et verticale de150m à 375m. Il peut également estimer certains paramètres de turbulence dans la couche limite atmosphérique.

4. Un scintillomètre à longue portée : Le CNRS-GAME opère depuis 2007 un scintillomètre XLAS Kipp et Zonen. Cet instrument permet l’estimation du paramètre de structure de l’atmosphère CT2 dont on peut déduire une estimation des flux de chaleur sensible. L’intérêt de cette technique est de pouvoir obtenir des flux intégrés sur quelques kilomètres, et sur des couverts hétérogènes, contrairement aux techniques courantes par Eddy Correlation dont la représentativité est plus limitée.

5. Un télémètre : Le CNRS-GAME dispose d’un télémètre modifié CT25K de la société VAISALA. Cet instrument mesure, comme tout télémètre, la hauteur de la base des nuages mais fournit également le signal rétrodiffusé sur les 4 000 premiers mètres de l’atmosphère ce qui peut permettre d’en déduire la hauteur de la couche limite atmosphérique.