Modèles de climat

Les évolutions climatiques passées et futures peuvent être évaluées en utilisant un modèle climatique global. Un tel modèle permet d’effectuer des simulations du climat de quelques années à plusieurs millénaires, et représente le système climatique planétaire réel de manière numérique. La "planète-climat" réelle est en réalité un système très complexe, au sein duquel divers milieux sont en perpétuelle interaction : l’atmosphère, l’océan, les glaces marines, la végétation, les rivières... échangent notamment de l’eau et de l’énergie en permanence. Ces composantes du système climatique peuvent être représentées par des modèles numériques, que développent des scientifiques et ingénieurs spécialisés. Ces modèles s’appuient sur les lois de la physique et sont régulièrement testés de manière à ce que chacun d’entre eux simule correctement le milieu qu’il représente.

La génération actuelle de modèles représente le climat du globe à 100km de résolution horizontale en moyenne : cela signifie qu’en général ils ne décrivent le climat de la France que par quelques dizaines de points. Il existe cependant des modèles que l’on qualifie de "régionaux". Ils décrivent spécifiquement par exemple le climat de l’Europe, de la Méditerranée, de l’Afrique de l’Ouest ou de l’Arctique. Les résultats des simulations que produisent ces modèles peuvent ensuite être utilisés par des instituts de recherche spécialisés, afin par exemple de mieux évaluer les conséquences des changements climatiques sur les différents secteurs socio-économiques, la biodiversité...

Les modèles climatiques sont également utilisés pour effectuer des recherches sur la prévision saisonnière. Connaissant l’état de l’atmosphère et de l’océan à une date donnée, ils peuvent fournir des informations statistiques sur les tendances climatiques saisonnières quelques mois à l’avance dans certaines régions du globe. Il faut cependant préciser que ces prévisions s’avèrent plus fiables pour les tropiques que pour les moyennes latitudes ou les régions polaires, et que les températures sont généralement plus prévisibles que les précipitations.